Un juge français raconte l'impact des sanctions américaines sur son quotidien : "C'est au niveau de ma vie privée que les choses ont changé"

Résumé détaillé
Le magistrat de la Cour pénale internationale pointe la mainmise des États-Unis sur le numérique, qui menace selon lui la souveraineté européenne.
Août 2025. Nicolas Guillou, juge français à la Cour pénale internationale (CPI), sillonne la Bretagne sur son vélo. Entre deux coups de pédale, son téléphone sonne. À l'autre bout du fil, le ministère français des Affaires étrangères met un terme à la quiétude de ses vacances : le département du Trésor des États-Unis vient de le placer, lui et d'autres magistrats de la CPI, sous sanctions.
"Rapidement, je me suis retrouvé dans l'incertitude, se souvient le juge. Je ne savais pas comment ces sanctions, qui ont été créées principalement pour lutter contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants à grande échelle, impacteraient ma vie."
Quinze mois plus tard, Nicolas Guillou a appris à vivre avec ces contraintes américaines, qui ont malgré tout transformé son quotidien.
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